Alain Borne
fait des études de Droit à Grenoble de 1934 à
1937, son adolescence est marquée par la lecture et
l'écriture de la poésie : il publie déjà
des textes dans diverses revues littéraires avant la parution en
1939 de son premier recueil Cicatrices de Songes. Mobilisé
pour la guerre, il est amené à rencontrer
Aragon
qui lui dédie un poème dès 1941 : «
Alain Borne un pays sans borne / Ressemble à votre
poésie... » et Pierre Seghers avec qui il crée en
pleine résistance la revue
Poésie 40 et qui fait paraître son deuxième recueil :
Neige et 20 poèmes (1941).
Peu soucieux d'assurer notoriété littéraire, il
choisit délibérément d'exercer sa profession
d'avocat à Montélimar non loin de chez sa mère
à laquelle il est profondément lié. Les
années passent dans la solitude malgré de nombreuses et
tumultueuses affaires de cœur, dont sa poésie se fait
écho. L'écriture est un exercice quotidien, très
prolixe il publie une quinzaine de recueils de 1942 à 1961,
année où il perd sa mère. Le 21 décembre de
l’année suivante il trouve la mort sur la R.N.7 dans un
accident de voiture.
Pas moins d’une douzaine de recueils ont été
publiés après sa mort et nombre de ses manuscrits sont
encore inédits avec des éditions en cours de
préparation. Les éditions Curandera ont rassemblés
ses
Œuvres poétiques complètes en deux tomes (1980-81), les éditions Voix d'encre deux anthologies de poèmes inédits :
Seul avec la beauté (1992) et
L'amour, la vie, la mort (1994) ; le Cherche-Midi a édité en 2003 une anthologie intitulée
Poèmes d'amour dont la postface dit :
"L'amour tient une
place essentielle dans sa poésie intimiste. Du poids de
l'enfance à la fatalité du désir, de la
quête d'une passion mythique aux plaisirs flamboyants de la
chair, du face à face avec la mort à l'union fusionnelle,
de la fantaisie à l'émotion la plus intense, Alain Borne
veut assumer toutes les dimensions de l'amour humain."