Je veux vous adorer ainsi
qu'une déesse,
Et, quand le ciel mettra son manteau brun du soir,
J'élèverai vers vous, Ô blonde enchanteresse !
Ma pine, comme un encensoir
!
Et je ferai sortir en blanchissante écume,
Le foutre parfumé de ce rude flacon,
Et je transvaserai cette liqueur qui fume,
Votre con, si barbu qu'un sapeur de la Garde,
En voyant sa toison, est devenu jaloux,
O madame ! j'en veux faire le corps de garde
Où campe mon vit en
courroux !
J'y veux fourrer mon nez, j'y veux plonger ma langue,
Et noyé dans cette ombre, alors, j'irai cherchant
Tous les mots inconnus de la molle harangue
Que l'on fait en
gamahuchant !