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"18è siècle"
"Le foutre est la
base du monde,
Le foutre est la source féconde
Qui rend l'Univers éternel,
Et ce grand Tout ce que l'on admire,
Ce bel Univers à vrai dire,
N'est qu'un vaste et noble bordel."
Extrait de l'Ode à Priape écrite
vers 1712 pour répondre à un défi. Un ami de
Piron,
Jehannin, futur conseiller au Parlement de Bourgogne, avait
écrit une
ode à la paresse, et Piron s'engagea à faire mieux,
choisissant de
célébrer Priape.
Ces poésies obscènes et son
talent satirique lui ayant attiré quelques ennuis dans sa
ville natale (Dijon), il arrive à Paris en 1719. Il y gagne
d’abord sa vie grâce à des travaux de copiste. Puis
il écrit de nombreuses pièces de théâtre et
à nouveau quelques poèmes libertins
(compilés posthume dans Oeuvres
badines).
Elu à l’Académie française en 1753, Louis XV
refuse son agrément à cause des poèmes
licencieux que Piron avait écrit dans sa jeunesse. Alexis Piron,
dépité de n'être pas reçu à
l'Académie Française écrivit : "Ils sont quarante
qui ont de l'esprit comme quatre".
Au jeu d'amour
une gente donzelle...
"Priape, soutiens mon haleine,
Et pour le moment dans ma veine
Porte le feu de tes couillons !"

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