Alexis Strahlensohn
est né en 1982. Après des "études peu brillantes
ici et ailleurs", il part pratiquer le conseil en politique publique
dans la péninsule arabique, "attiré par les
sirènes de l’Orient".
Venu à la poésie par le chemin des écoliers,
versifiant d’abord dans l’ennui, puis par manie, enfin
jusqu’à la passion et l’insomnie, il découvre
"après maints poèmes ratés" la véritable
puissance du langage poétique, celle qui "chante
l’être" dans tout le "mystère d’un perception
que la raison seule ne saurait appréhender", "celle d’une
authenticité retrouvée entre l’être et le
langage, de l’être par le langage."
Au nombre de ses influences et maîtres, Alexis Strahlensohn
compte : Verlaine pour son "laisser-aller", Baudelaire pour
son "élévation" et Paul Valery pour sa
maîtrise du vers.
Vidant ses tiroirs de vieux et de nouveaux poèmes, comme
d’autres leurs tripes, à la façon d’une
"auto-psychanalyse ou ressacs de névroses inabouties", son
premier recueil
Les poèmes des heures perdues est
en voie de paraître (fin 2010) aux Editions des Poètes
Français. Il y exprime "une conception noire et
névrotique de l’art poétique (...) qui prend peu
à peu conscience de la nécessité de retrouver par
les vers l’enchantement perdu". Il travaille actuellement
à la rédaction d'un second recueil, sur l'optimisme
retrouvé.