Orgie
Misérable traînée, transie par le plaisir
Tu baignes dans la boue et laisse te saisir
Devant comme derrière éphèbes méprisants
Dont tu gobes le vice et l’amour en riant
Des partouzes sans nombre unique rescapé
Je me souviens d’un râle exaspérant, semblable
A celui des mourants, souvenir exécrable
Des corps contorsionnés, de frénésies frappées
J’allais vomissant dans ce charnier ma pudeur
Ma fureur animale en ce suant labeur
Se mêlait aux appétits grossiers et lubriques
Dans cette jungle folle et pesante et humide
Je pris ce corps gracieux, angélique et timide
Puis je vis ; elle morte et moi si névrotique