POESIE EROTIQUE
et autres amusements
Cyr & Orchis-Mauve 

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III - Leçons de choses

-
Paradis... -

Toute envahie de fièvres
Octavie réclame la fusion des corps
Le Marquis d'un commun accord :
"Ô ma mie, ma muse, vous êtes si bandative !
Qu'il n'est point là question que je m'esquive
Bien au contraire, ouvrez, j'arrive entre vos lèvres..."

"Elles vous sont ouvertes..."
Pense Octavie offerte

Joignant le geste à la parole,
De la pointe de son dard humide
Il caresse la rose corrole
Glisse et coulissse en la bouche avide.

La tige dure s'enfonce, lente,
Dans l'étui chaud et doux
Séparant la ligne de la fente,
Ecartant les genoux.

Les mains de l'Enlumineuse
Se posent aux fesses de l'amant
Et l'attire à elle comme un aimant
Ouvrant son ventre, heureuse.
Une courbe de tendresse et de sang
Le comble maintenant...

Fusion ultime - corps à corps
Où le Marquis de son noir pubis
Fait frémir d'extase son clitoris
Et Elle, qui crie encor' !

Cambre son dos, amoureuse...
Se colle à lui de toutes ses muqueuses,
Clouée de sa verge d'airain
Si raide pour elle de désir,
Tandis que la Joie d'un pré-Jouir
Erectise la pointe de ses seins !

Leurs corps bientôt ondulent
Et dansent sous les assauts
Du chevalier fervent

Unis peau à peau

Le plaisir éclate en bulles
Dans son cerveau
Capture chaque élan

Chaque caresse du gland

Chaque veine de l'arc bandé
Qui bat en elle comme une marée
(Montante
Qui la tente !)
Et bat aussi en écho
Dans sa poitrine
Qu'une bouche comme avine
Tète au goulot !

"Ô ma muse j'ai si soif de vous
Que je m'y saoul d'amour
Ah ! vos seins de satin !
Ah ! votre vulve de velours !
Je m'y plait tant à jouer coquin
Rien à mon âme n'est plus doux..."

© Cyr

*

"Sourit le gentil Marquis
“ma toute belle,
ton plaisir veux”
Tes cuisses, il faut ouvrir
et comblée tu seras.

A un peu peur petite O.
-“fera mal,, peut-être?”
-”Doucement entrerai en ton domaine”
Sent, ma verge te caresse”
Et t’ouvre

Est-ce bon m’amie ?”
-”Oh oui”, soupire belle enfant
son bouton de rose sent
se tendre et frémir
avide de plaisir

Puis lentement
respectant ce vagin inviolé,
pénètre le ferme dard
humide de rosée.
entre les genoux écartés

Un petit cri
Octavie se renverse
se retire et s’offre
heureuse enfin
d’être possédée ainsi

Appartenir au maître
emplie par la verge
magnifique et dure
qui se retire et revient
d’un lent mouvement

“Beau marquis, ne partez pas !”
“Mais non, petite belle
vais ainsi doubler
ton plaisir et le mien
et longuement t’envahir”

Sont l’un en l’autre
unis, en seul corps.
Les mains d’Octavie
retiennent de Cyril les hanches,
pour s’offrir plus encore

Il a pris en sa bouche
les pointes dures
des petits seins
mordille, tête, aspire….

En Octavie le désir monte
encore et encore
comme une fleur s’épanouit
en son corps
et sa tête et ses reins

et dans un cri
se sent mourir
si bravement,
si bellement

« Oh Sainte Verge !
je suis au Paradis ! »

© O

*

"Laissez moi maintenant ma mie
Vous montrer d'autres paradis.
Je vous propose
Une certaine pose
Qui vous fera cette fois par vous même découvrir
Vos intimes mécanismes, votre plus profond plaisir...

Prenez place à califourchon
Sur ma verge d'étalon
Et ouvrez vos jambes tel un pont.
Oui comme cela. " (Ô la belle position
Où je peux contempler votre divin con
Et toucher aussi vos mamellons...)

"Prenez d'une main mon sexe érigé
Et faites le dans le votre coulisser,
Lâchez. Et sentez comme ma fraise palpite
Dans votre chaude et rose pépite

Puis remuez en ondulant du bassin
Pour descendre à votre rythme souverain
Et vous combler jusqu'à la garde enfin."

Octavie finissant pousse un somptueux râle
Qui réjoui d'aise du Marquis l'orgueil mâle...

Le Marquis continue :
"Dirigez votre vulve comme s'il s'agissait d'une main
Pour caresser de l'intérieur mon membre d'airain.
Ô oui ! C'est cela ! C'est si bon Octavie !
Sentez comme mon vit prend en vous soudain vie !
Comme vous êtes si belle et si nue !"

Voilà alors Octavie qui ondule telle une chamane
En cercles concentriques et contractions intérieures
Sur l'épée du Marquis, raide et longue comme un âne,
Tandis que circule le plaisir en leurs organes rieurs...

Puis achève cette longue danse
En une symphonie orgasmique
Allant et venant comme en transe
Vertigineux ascenseur
D'un bout à l'autre de la trique
Et chante sa jouissance en rires et pleurs
Tandis que coule semence et sueur...

© Cyr

*


Étonnée ,Petite O.
également troublée
obéissante aussi
du Marquis
fait ce que dit

malgré elle
pris de folie
son corps
dans un vertige
ondule
de ci de là

sa vulve s’offre
se rétracte
en merveilleux vertige
et leurs voluptés
envolent
leurs esprits
éblouis

© O

*


Après si divine danse
Et si belle jouissance
Les deux amants roulent l'un sur l'autre
Dans un dernier corps à corps.
Octavie trouve si bon d'avoir commis la faute
Qu'elle en redemanderait bien encore !

Mais tandis que s'unissent leurs bouches,
Le soleil va déclinant, bientôt se couche,
Et Octavie a promis à son père
De ne point rentrer trop tard.
Il leur faut rassembler leurs affaires,
S'habiller, faire semblant de ne plus avoir
Envie de se donner du plaisir,
De se pâmer dans l'océan du jouir...

Chacun alors s'en retourne chez lui,
Mais, tout au long de la nuit,
Rêve à n'en plus finir
Taraudés par le désir :
Lui, dans des fantasmes plus que torrides,
Elle, de sa présence sentant le vide,
Lui, phallique, éternel amant
Et elle qui en fait son prince charmant.

Qui sait ce que l'avenir leur réservera
Cette nuit en tout cas
Longtemps ils froisseront leurs draps...


© Cyr

*

De tant de jouissances
Ravie
Veut encore, Petite O. ;
Profiter
Et ouvre déjà ses bras
Quand sonne l’Angélus.

« Oh! Sainte Vierge
Pardon,
Allais oublier heure de confesse »
« Ah ! dit le marquis, secret doit rester
Même pour Monsieur le Curé »
-« Bon, ainsi ferai, je l’aurai oublié »

«- Que je te baise m’amie,
pour si jolies paroles,
mais il te faut rentrer »
-« Avant veux me laver
dans le ruisseau proche,
Viens avec moi, Cyril »

Délicieuse idée,
Ils vont en courant,
Dans l’onde bruissante se tremper
Nus comme nymphes et dieu Pan
Riant et s’aspergeant
Pour laver traces
De leur péché joli.

Rafraîchis et beaux
Comme dieu et déesse
Par l’eau de la nature
Se roulent encore à deux
Avant de se quitter
Pour sagement rentrer

« M’amie jolie quand te revoir
–« oh ! bientôt,
demain peut-être
aime tant vos leçons ! »
« Si tu es sage, douce enfant »
-« Ai fait tout ce qu’ as dit,
mais veux encore apprendre
ai cru au paradis »

« Te ferai dire
Par un page, ma jolie
Quand à nouveau viendrai »
Baise doucement les lèvres
Purpurines
Et mettant leurs habits,
Chacun part en son gite

Petite Octavie
En rêve, ses leçons a reprises
lascive entre les bras
de son marquis joli
frémissante toujours
recommence son jouir
encore et encore

Cyr heureux et fatigué
N’a pu pourtant dormir,
Jusqu’à l’aube en ce corps tendre
Si naïvement offert
Reprenant son plaisir
Rêvant à tout ce qu’il pourrait
Encore lui apprendre
Si docile et si neuf

© O

*

Qui sait ce que l'avenir leur réservera
Cette nuit en tout cas
Longtemps ils froisseront leurs draps...


FIN

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