Ça va … comme un lundi
(Prose de situation fantasmatique)
Lundi matin, 7h00,
TGV Paris-Lyon-Marseille
En face de moi, une femme magnifique, tailleur et jupe, trentaine
Je la regarde et lui souris, elle me regarde et me sourit
De son long manteau noir elle se recouvre
Comme pour dormir, comme chacun fait dans les trains quand il fait froid
60’ de sourires et d’échanges de regards
Intérieurement, fantasmes érotiques à deux sous
Sous ma ceinture, la pression s’accroît. Climat tropical
Hygrométrie : 100%. Le pressing va adorer
Extérieurement rien ne suinte : politiquement très correct
Elle se dirige vers les toilettes ou la voiture bar, va savoir ?
20’ plus tard, come-back. Elle s’assoit, me sourit encore et s’endort
40’ plus tard : arrivée Lyon. Eve se lève, arrivée
également : moi pas
Eve me tend un paquet de cigarettes et me chuchote « à
n’ouvrir qu’après le départ »
Le train roule, je suis intrigué
J’ouvre le paquet, un papier plié en quatre glisse à terre
J’extirpe un bout d’étoffe : un dessous féminin de fine
soie noire
Une culotte très belle, chère et aussi très humide
L’origine de l’odeur laisse peu de doute, parfum intime de femme,
parfum d’amour
Sous ma ceinture, la mousson reprend, le viagra est inutile
La vieille dame bessebège à gauche est outrée et
observe mon manège d’un fort sale oeil
Je ramasse le papier et je lis :
« En vous regardant j’ai eu un désir intense, un peu
inconvenant aussi. Comme je mouille vite et abondamment, j’ai
senti ma culotte s’imprégner au contact de mes
lèvres humides. Très excitée, j’ai eu envie de me
toucher. Ce que j’ai fait devant vous discrètement sous
mon manteau. Oui vous avez bien lu et vous avez aussi la berlue
car vous avez tout loupé cher inconnu : pendant que nous
échangions d’aimables sourires, mes autres lèvres
vous souriaient également. Ma main sous ma jupe caressait
mon entrejambe à l’endroit où la peau est si douce, vous
voyez bien ? Non c’est vrai j’oubliais, vous voyez mal. Je n’en
pouvais plus et j’étais si trempée. Impossible de
rester comme ça une minute de plus alors je suis
allée finir au compartiment bébés. Je me
suis touchée debout en pensant à vous, fesses
calées sur le lavabo, culotte rabattue à mes genoux. Mes
seins étaient à l’air, leurs petits bouts exquis
très fermes. Un doigtage sensuel puis vigoureux, l’autre
main judicieusement placée de l’autre côté. J’ai
fait durer la montée de mon plaisir ce qu’il faut : je
vous imaginais me regardant me masturber ainsi sans pudeur. Et
j’ai joui fort comme vous pouvez constater. Puis j’ai bien
essuyé mon sexe et mes cuisses avec ma culotte pour ne
rien en perdre. Je vous offre les primeurs de ma fleur. N’est-ce
pas un beau cadeau ? À propos, est-ce que vous
appréciez mon odeur ? J’imagine ce que vous allez en faire et
pour vous guider voici quelques autres indices : sous ma jupe, je
suis toute nue maintenant, c’est malin, surtout que je n’ai rien
pour me changer. Je vais être forcée à passer
la journée fesses à l’air. Vous êtes un vrai
gangster à minous, vous ! Mes lèvres sont
dilatées et mes poils englués (je ne me rase pas, j’aime
ma chatte au naturel). Mon sexe est encore offert et je me
sens dégouliner le long des cuisses. Cela remonte
même un peu plus loin, devinez où ? Rien que de vous
écrire cela, mon imagination s’emballe et je suis à
nouveau dans un sale état. Je vous laisse décliner
la suite au sens propre plus que figuré. Faites de tout ceci
comme il vous sierra du moment que vous jouissez en pensant
à moi…je serai tellement jalouse sinon, après tout
ce que j’ai fait pour vous ! Au fait, dans quel état
êtes-vous en découvrant le récit de mes
frasques ? Bon voyage et bonne journée.
P.S. : lundi prochain, je serai dans ce même TGV,
peut-être... ».
Vivent certains lundis.