Sept capiteux
péchés
"Il y a souvent plus de vice à
effleurer le mal qu'à le pratiquer franchement."
(Michel Campiche)
Désir, désirs de tout l’être…
Caresses diaboliques imaginées, abolies, si fragiles
Caresses caprices appréhendées, les idées sont
érectiles
Caressons-nous de vœux de joie péchés en chaque lettre
Grain, grain de ta voix…
Serments d’amance brûlant tes lèvres en litanies latentes
Sarments d’un feu aliéné que chaque murmure invente
Serre-moi de tes sentences, suaves offenses soufflées au fil de
soi
Prunelles, prunelles voraces
Regards reliés aux maléfices de l’ombre nous attisent
Regards dessinant à l’encre fantasque nous hypnotisent
Regarde-moi au-delà de me voir, réelle, brebis et rapace
Pulpe, pulpe des doigts…
Toucher malin électrise, se fige, s’empresse et s’impatiente
Toucher céleste, sans censure, rampe, galbe et serpente
Touche-moi dans ce silence suave et volatile sans foi ni loi
Parfums, parfums poudrés d’étoiles
Peaux lumières aux effluves secrètes, enivrantes essences
Peaux lunaires soumises aux malices d’une nuit d’errance
Pose, impose-moi de sirupeuses débauches sous voiles
Lèvres, lèvres aux arômes doux amers
Baiser sucré d’amour ou profond qui mord, friandise
érotique
Baiser succulent et vénéneux « encore »,
l’oubli a un goût thanatique
Baise ma bouche, tendre vaniteuse qui tente et tend à te plaire
Pensées, pensées coupables s’envolent
Rêve de trêve et de chute chimériques
dévoilé dans l’indécence
Rêve angélique et sombre de tout consumer à l’acide
élixir des sens
Rêvons de ce Nous perpétuel brisant les strates
pernicieuses de nos rôles