AMA
Quand s'entremèlent les fils de notre destinée,
Quand vacillent les lueurs de notre lucidité,
Enfin se libère notre instinct fatal
Qui nous détache de nos inhibitions banales
Cet assoiffement de l'autre, un spasme,
Cet assouvissement de nos fantasmes
Dans le secret d'une alcove
Alors seul le sceau du secret sauve
Cromagnon, nous retrouvons
Et Apollon nous délivrons
Libérés et compromis, nos esprits
S'unissent et divaguent dans la nuit
Complice, et nos corps s'enivrent de délices
Ce qui s'offre à nous
Nous a déjà été offert
Une passion bridée par les remords
Et les cendres d'un amour déjà consummé
Souviens-toi de deux fous,
Fous à lier, liés hier,
Cette compromission sanctifiée par nos corps
Déjà oubliée dans les touments d'un
été
Ama, Amor, Aima
Ton ombre tachant mon coeur
Ton regard visitant mes nuits
Ton corps tremblant de bonheur
Et ton sourire séduisant une amie