Tu es celle qui m’ouvrit
les yeux,
Tu es celle qui m’apporta la révélation,
Des rivages de la Grèce Antique,
Tu m’apportas la vie,
Déjà celle de Mytilène,
Avait célébré un amour,
Semblable au nôtre,
Déjà dans la paideia,
Je t’avais rencontré,
Comme un glaive planté dans ma poitrine,
Comme un éclair déchirant la nuit,
Tu m’étais apparue,
Belle comme Aphrodite,
Eblouissante comme Apollon,
Plus brillante que Phoebus,
Par ta grâce, je devenais Orphée,
Et j’allais charmer bêtes et gens,
Par la beauté de mon chant,
Célébrant ta beauté et celle du monde alentour,
Et le désir que j’avais de toi,
Par ta grâce, je devenais Hercule,
Combattant le lion de Némée,
Par ta grâce, j’étais Dumuzi, le frêle dieu du
printemps,
Renaissant chaque année à la vie,
Par ta grâce, j’étais Persée tranchant la
tête de la Gorgone,
Repoussant à jamais dans l’ombre,
Les forces de la sidération et du gel de l’âme,
Le Dieu de l’orage me portait sur son aile,
Au milieu des tempêtes et des ouragans,
Il me maintenait d’une main sûre,
Tu étais Pallas Athéna, la déesse aux yeux pers
Guidant le héros à travers maints périls,
J’écoutais tes paroles sages et je buvais l’eau de tes yeux,
Tu étais l’éraste,
J’étais l’éromène,
Et pourtant en as-tu jamais rien su,
Toi mon aimée, aux yeux plus bleus que le bleu des cieux.