Le sourire
Nous marchions dans la rue
Bras dessous bras dessus
Rue des vieilles charrues
Matant à ton insu.
Quand soudain mon regard
Croisa d’un air hagard
Son sourire goguenard.
Vision de lupanar.
Au jeu de face ou pile
Et du poil qui s’épile
Images qui s’enfilent
Sur son meilleur profil.
Un instant suspendu
A ce sourire fendu
Vertical et joufflu
Lisse, franc, sans superflu.
Surtout sur le dessus
Du voile de tissus
Qui cache un hiatus
Ouvert et sans rictus.
Un souvenir radieux
Sans avoir vu ses yeux
Penché sur son essieu
A ces fesses de mi-Dieu
Je n’ai pu dire adieu.