POESIE EROTIQUE
et autres amusements
Archibald

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  Archibald revisite le célèbre conte...

La belle au bois dormant

Dans un pays lointain, un jeune et beau trouvère
Descend de son cheval face au portail ouvert
D'un mystérieux château qui semble abandonné,
Fenêtres grand'ouvertes, les âtres sans fumées.

Intrigué, il parcourt les salles désertées
N'encontrant âme qui vive sur les parquets cirés.
A l'étage, il poursuit et fait le tour des lits
Jusqu'à ce qu'il découvre une belle endormie
Reposant sur sa couche, en chemise légère
De gaze transparente, malgré les courants d'air.
 
Il s'approche sans bruit et n'en croit pas ses yeux
Devant tant de beauté, un corps si merveilleux
Qu'il se met à bander rien que de l'admirer.
Comme la belle est blottie dans les bras de Morphée,
Il se dit qu'il serait, de sa part, bien couillon
De ne pas profiter d'une telle occasion,
Que c'est pas tous les jours qu'une pareille chance
Se présente à un homme dont la vie n'est qu'errance.

 
Mais la vue ne suffit bientôt plus au chanteur,
Il lui faut la toucher, au risque d'une erreur,
Pour se persuader qu'il n'est pas en plein rêve.
Il avance une main, délicatement soulève
Une mèche de cheveu qui tombe sur l'épaule
Et pose un doigt timide à la base du col.
    
Le contact le rassure, elle est vive, c'est un point,
Mais lui donne forte envie d'aller un peu plus loin.
Il ne peut s'empêcher de poser toute la main
Sur la peau satinée à la naissance des seins.
    
Il guette avec angoisse si ce simple toucher
Eveille l'endormie, la fait quitter Morphée.
Aucune réaction. Alors il se décide
Et pose sur les lèvres un baiser très rapide.

Toujours rien, pas un cil ne remue sur sa face.
« C'est super, » se dit-il, « elle est vraiment de glace,
Offerte à mes désirs sans qu'il m'en coûte rien
Je m'en vais commencer par caresser ses seins. »
    
Sitôt dit, sitôt fait, il fait passer la main
Sous le frêle tissu de tulle arachnéen,
Englobe un mamelon, titille le téton,
Passe à l'autre, revient, lui pelote les nichons,
Tandis que, dans ce temps, il s'empoigne la queue.
Il se branle lentement, cela le rend heureux,
Mais ce jeu lui paraît bientôt insuffisant.
La main descend plus bas, lentement, en tournant
Arrive sur le ventre, descend vers la toison,
Tandis que l'autre main masse encore les tétons.

    
Les doigts s'amusent un temps avec les poils soyeux
« Que sa foufoune est douce », se dit-il, joyeux,
« j'aimerais la bouffer, elle doit avoir bon goût ».
Il hésite puis relève la nuisette d'un coup,
Révélant la rondeur de son mont de vénus.
Délaissant la poitrine, il se penche dessus
Jusqu'à toucher la chatte du bout de son tarin,
Respire la douce odeur du sexe féminin,
Débute prudemment par un simple baiser.
Ravi de son audace, qui semble sans effet,
Il pousse l'avantage en usant de sa langue,
Part à la découverte du bouton dans sa gangue.

    
Il lèche les grandes lèvres, il tête le clitoris,
Mouille de sa salive l'entrée de la clovisse,
Mais se trouve empêché de descendre plus bas,
La belle joignant les jambes sur l'épais matelas.
    
Comme elle ne bouge pas malgré ces attouchements,
Il pense pouvoir, sans risque, poursuivre plus avant
Et d'un geste précis, il écarte les obstacles
Qui lui barrent le chemin de l'obscur tabernacle.
    
Là, il peut à son aise, goûter la douce chaleur
De la moule exposée, apprécier sa moiteur,
Explorer les recoins de ce sexe accueillant
Et même, en connaisseur, mettre la langue dedans.
Il savoure, il déguste le divin coquillage
Le mouillant tant et plus qu'à la fin il y nage.

 
La belle dort toujours et il bande comme un cerf.
« A quoi bon », se dit-il, « à quoi cela me sert
De m'exciter ainsi sur ce charmant minou
Si ne peux, au final, pas même tirer un coup !
    
Tant pis, le risque est grand qu'elle ne se réveille,
On verra si elle sent ma queue dans son sommeil. »
Il empoigne l'engin, s'allonge sur la belle,
Et lui fourre le con de sa grosse quenelle.

Suite et fin                          2002 © Archibald

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