Le voyeur du val
Découvrir par
hasard, promeneur solitaire,
Les amants isolés, du moins le croyaient-ils,
Et devenir voyeur sans risques ni périls
Voilà un fait honteux que je ne saurais taire.
Leurs deux corps dénudés que le soleil éclaire
Enlacés dans les fleurs dont les parfums subtils
Embaument leur amour dans ce futile exil,
Incitent le passant au plaisir solitaire.
Sa bouche devient sexe et, femelle amoureuse,
Engloutit dans sa chair la chair de son amant,
Se délecte à plaisir de sa liqueur poisseuse.
Offrant à mon regard clandestin son charmant
Postérieur tout en chair et rondeur plantureuse
Elle occasionne une bandaison douloureuse.