Quand l'ombre bleuit la lumière
Tes gestes sont décomposés
Encor je te regarde faire et t'aime encor
Au jour passé
Pour la chanson que tu murmures bouche
fermée
En dégrafant ta robe bleue et floue
Que sur le sol tu oublies en passant
Pour cette lune qui s'épanche en
flaques bleues
Le projecteur
Sur le trapèze de tes hanches
Où s'en balance ta pudeur
Le parfum dans l'air que tu bouges
Que je respire longuement
Comme on sent le miel des carouges
Dans les nuits bleutées du printemps
Et lorsque mes yeux tes yeux croisent
Je peux compter
Rêvant un peu
Le long de tes ombres chinoises
Mes ricochets
Au Fleuve Bleu.
2000 © Jean
Barbé