Jean-Marie,
né en 66 de nom Vidal surnommé Vidali, explore
la gratuité du langage se déversant pour
lui-même sans l'ombre d'une retenue... rejoignant
l'élan de ses quinze ans, qui le marqua à jamais
jusqu'à le vivre : le Surréalisme.
"Eblouissement vrai de la poésie
pour laquelle j'embarquai au mépris des
conséquences... Je devins fou comme on passe un diplome
d'aptitude à la Poésie... Chandelles
brûlées par les deux bouts, l'une de mes vraies vies se
passa à boire du café et à remplir des
milliers de pages... La Lis Tes Ratures des Ecrits Vains empeste
ma petite chambrette couvrant l'odeur de tabac froid... "
Dans sa
poésie qui poursuit Dieu, la Mort,
L'âme... l'érotisme est "prétexte à
l'enracinement dans un monde désanchanté". Un
monde, des mondes "se
mélant, se retournant, se donnant, se prenant, se
rejetant,
se caressant à l'envie, se mordant les lèvres pour
prononcer les mots". Des mondes à faire "vibrer de mille cils, de mille
peaux... ", des femmes avec qui inventer "des baisers qui étaient des
tracts, des sacerdoces de fantasmes en pagaille" ... jusqu'au plaisir
final : écrire !