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à la liste "18è siècle"
André Marie
De Chénier, dit André Chénier, est né
à Constantinople d'une mère grecque (Elisabeth Lomaca) et
d'un père français, Consul général de
France. Il traduit dès l’adolescence des poètes grecs et
s'enthousiasme pour la poésie classique. Revenu en France, il
fréquente les milieux littéraires et les salons
aristocratiques. Il voyage aussi beaucoup en Europe :
Suisse, Italie et Londres où il travaille comme
secrétaire à
l’ambassade de France pendant trois années
entrecoupées de
séjours à Paris (1787-1790).
Il eut deux grandes passions :
- l'une pour la créole Michelle De Bonneuil, née
Sentuary, qui est la Camille (anagramme de Micaëlle ou Michelle)
des Elégies. Camille fut la
muse de plusieurs artistes et sa soeur,
Marie-Catherine, fut elle
célébrée par Antoine Bertin sous le nom d'Eucharis.
- l'autre pour Françoise Le Coulteux, née Pourrat, chez
qui il séjourna à Versailles et Marly, qu'il nomme Fanny
dans ses vers.
Il se distingua en politique : d'abord favorable au courant
révolutionnaire, il collabore ensuite au Journal de Paris, organe des
modérés, y condamnant les excès de la
Révolution. Il fut condamné à mort et
guillotiné par le Tribunal Révolutionnaire, suite
à sa tentative de protéger son amie Lucrèce D'Estat, accusée de corruption et de trahison.
Son œuvre, assez brève, ne fut publiée qu'en 1819. Elle
chante le retour à la poésie grecque et
célèbre particulièrement le genre bucolique,
telles les Idylles de Théocrite.
Sa vision de l'amour est assez chaste, comparée à des
poètes comme Evariste Parny,
qu'il fréquenta. Cependant plusieurs poèmes
évoquent clairement la passion et la volupté de la chair. La jeune
génération romantique découvrira en lui un
précurseur.
*
"Ah ! mon oeil est savant et depuis plus d'un jour,
Et ce n'est pas à moi qu'on peut cacher l'amour.
Les belles font aimer ; elles aiment. Les belles
Nous charment tous. Heureux qui peut être aimé d'elles !"
(Jeune fille, ton coeur... - Elégies)
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