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à la liste "20è siècle"
Poète, romancier, dramaturge, essayiste, critique d’art, photographe, traducteur.
Alors qu'il entame une licence de lettres, un héritage le met
à l’abri du besoin, André Pieyre De Mandiargues
abandonne alors ses études pour s’adonner à
l’archéologie et voyager à travers l’Europe
et l’Orient méditerranéen. Il commence à écrire en 1933, mais sans en parler
à personne. Pendant la guerre, il se retire à Monaco et
c’est là qu’il publie, en 1943, son premier recueil
de poèmes Dans les années sordides, suite d’hallucinations libres.
Rentré à Paris en 1945, il écrit un long poème, Hedera ou la persistance de l'amour pendant une rêverie, alliance de symbolisme et d'érotisme. Puis, en 1946 il publie Le musée noir,
recueil de nouvelles qui est une excellente porte d’entrée
dans son univers, tant sur ses fantasmes que sur ses styles
d'écriture.
1947 est l’année des rencontres : André Breton
avec lequel il se lie d’amitié (et participe aux
activités du groupe surréaliste mais en gardant ses
distances) et la très belle Bona Tibertelli De Pisis
(1926-2000), artiste peintre qui illustrera son recueil Astyanax (1957) et qu'il l’épouse en 1950.
1958 sera l'année du mexique,
Pieyre De Mandiargues y renoue avec sa passion de l'archéologie
et découvre le pays en compagnie de sa femme et du poète Octavio Paz. Il publie régulièrement, dont en 1961 : L'Âge de craie (1961) et une belle plaquette poético-érotique à ne pas manquer, La Nuit l'amour (Ed. Pierre Loeb illustrée de 15 eaux-fortes de Bernard Dufour). Il reçoit le Grand Prix de poésie de l’Académie française en 1979.
Mandiargues était profondément attaché à la
vie au point de considérer que le temps de la gestation dans le
ventre maternel se devait d’être pris en compte dans les
biographies ! Tout de lui était poésie et amour : les
choses, les mots, les langues, les êtres et leurs
créations artistiques : « L'amour n'est pas une chose commune sur laquelle on peut broder [...] il faut l'offrir et l'accepter, le donner et le recevoir, avec cet esprit de dépouillement et de simple feu qui est le meilleur moyen pour arriver à l'intimité des âmes et des corps" (Le lis de mer, Folio n° 247, p. 57)
Son style singulier est précieux, onirique, empreint d’un
érotisme noir et souvent morbide. Sa langue est à la fois poétique et
détournée, fluide et richement maîtrisée, elle oscille entre les poèmes
en prose de Baudelaire et les nouvelles fantastiques d’Edgar Poe. Une littérature étrange dans laquelle la réalité s’accouple
au fantastique pour lever les ultimes interdits.
Son oeuvre
compte pour l’essentiel des nouvelles et des poèmes, ainsi que quelques
romans et pièces de théâtre. Petit-fils de Paul Bérard, ami et
collectionneur de nombreux Impressionnistes, Mandiargues est aussi un
passionné de peinture, sujet sur lequel il écrira beaucoup d’essais.
L’ensemble de ses œuvres poétiques a été rassemblée en 6 Cahiers par
les éditions Gallimard. Ses archives - et celles de son épouse - sont
déposées à l'IMEC de Saint-Germain-La-Blanche-Herbe, près de Caen.
* En savoir plus *
bibliographies :
Biblio exhaustive
Nouvelles fantastiques
*
Documents :
Ella Balaert. «Les corps exposés d'André Pieyre de Mandiargues» (2008)
Essai sur l’écriture du corps chez Mandiargues
Sibylle
Pieyre De Mandiargues, cinéaste et fille de
l’écrivain, présente une exposition sur son
père
(vidéo en ligne)
« Une collection particulière » documentaire de Walerian Borowczyk (1973)
vidéo de la collection d'objets, jouets et photographies pornographiques de Mandiargues
(téléchargement format .avi - 124 Mo)
Fleur du Japon
Méridienne
Jacinthe I

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