Faisons l'amour
Il faut me croire, Amour
Quand de ma bouche de fraise
Penchée sur tes jambes nues
Et pétrissant mes seins
Sur ta peau de satin
Je laisse couler ces mots:
"J'ai les lèvres humides et je sais des
matins
Où ton corps alangui se prête à mes jeux!
Je sèche tous mes pleurs pour tes reins triomphants
Et fais rire tes yeux du rire des enfants"
La lune et le soleil, le ciel et tous ses astres
Ne peuvent te remplacer, mon si fou Apollon,
Si doux aux voluptés, si timide et libertin
Si fragile et robuste qu'en mes bras refermés
Sur cette couche souple où corps
pâmés d'émoi
Nous voguons...
Les autres, impuissants, se damneraient pour toi!
Mon
amour érotique
Tu fus créé pour moi, mon homme aux
douces lèvres
De toute éternité ...
Et ton corps, et ton sexe, et tes cuisses et tes reins
Puissants comme un aimant, lubrique comme un satyre.
Vivent devant mes yeux éblouis et sans frein.
Et ton ventre et tes mains, ces grappes de raisins
S'immiscent, plus fervents que les douze apôtres
Pour troubler le repos où mon âme s'est assise
Et pour la déranger comme une patenôtre
Où calme et solitaire, elle se croyait admise...
Je crois voir, unies par un nouveau destin
Les hanches de mon Aimé, aux miennes accolées
Et sa haute taille, pliée au dessus de mon bassin
De nos corps nus, émanent le bonheur, enfin !