Poète, romancier et diseur, Anthony Phelps est né en Haïti en 1928.
Entre 1950 et 1953, il séjourna aux États-Unis et au
Canada où il étudia la chimie, la céramique et la
photographie. De retour en Haïti en 1960, il fonde avec
d’autres poètes le groupe Haïti Littéraire et la revue Semences. Il met sur pied et anime la troupe de comédiens, Prisme (1961), et réalise des émissions hebdomadaires de poésie et de théâtre à Radio Cacique
(à Port-au-Prince), dont il est cofondateur. Après un
séjour dans les prisons d’Haïti, il est contraint de
s'exiler définitivement à Montréal en 1964, il y
fait du théâtre – scène, radio et
télé – puis du journalisme. Il participe à
la narration de plusieurs films, réalise et produit une dizaine
de disques de poésie de poètes haïtiens et
québécois.
C'est avec Mon Pays que voici
(1968), recueil de poèmes fugitifs, presque
psychédéliques, d'inspiration indienne, qu'Anthony Phelps
s'est surtout fait connaître à travers le monde de l'art.
Son œuvre, une vingtaine de titres dont plus d'une quinzaine en
poésie, a été traduite en anglais, espagnol,
russe, ukrainien, allemand, japonais.. et certains de ses livres
figurent au programme d'études françaises de plusieurs
universités américaines.
On dit de lui qu’il est un "poète cérébral".
Son œuvre, aux qualités musicales et rythmes nouveaux, est
tournée vers le beau, le mystérieux et la nostalgie, au
travers d’images fortes qui donnent l'impression de repousser la
raison. Des poèmes qui sont des laboratoires de mots.