Poète
surréaliste, militant révolutionnaire Trotskyste,
Benjamin Péret aimait l'amour, la poésie et la
liberté. Il détestait les curés : "Tuez tous les
curés ! ils interdisent aux femmes de faire l'amour", les
militaires, les staliniens et les commerçants.
Sa seule oeuvre
délibérément pornographique est Les couilles enragées. On
trouve bien quelques oeuvres érotisantes ça et là
: un de ses premiers contes s'intitule L'Auberge du cul volant et il
publie en 1956 une Anthologie de
l'amour sublime. Cependant rien de comparable avec Les couilles enragées, conte
on ne peut plus blasphématoire et endiablé mélant
prose, versification et illustrations osées d'Yves Tanguy.
Les couilles enragées
s'inscrivent dans les recherches sur la sexualité du groupe
surréaliste et sont le résultat d'une commande sous le
manteau de 1928 d'un éditeur spécialisé,
René Bonnel, qui venait de publier L'histoire de l'oeil de Bataille et Le Con d'Irène d'Aragon.
Quelques extraits ont été publiés en 1929 avec des
textes d'Aragon et des photos de Man Ray dans une plaquette de luxe
intitulée 1929. Il
faudra attendre 1954 pour une publication tout public sous le titre Les Rouilles Encagées aux
éditions José Corti (où sont publiées ses
oeuvres complètes), et 1995 pour une réédition de
l'original avec ses illustrations chez Mille et une nuits.
1929
(1929 -
Rééd. Allia - 2011)
- Publication originale sous la forme d'un calendrier en 4 saisons
Poésies de Benjamin Péret & Louis aragon, illustrations de Man Ray -