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Catherine-Stanislas
De Boufflers est le fils de la célèbre Marquise
de Boufflers qui fut elle-même poète, peintre et
mangeuse d'homme : on la surnommait la Dame de volupté. Le futur
marquis fut donc à bonne école...
D'abord destiné à l'Église, il passe deux ans au
séminaire où il compose un conte licencieux, Aline, reine de Golconde (1761) et
un recueil de poèmes érotiques Les coeurs (1763). Peu enclin aux
choses d'église comme on peut le voir, il quitte rapidement les
ordres pour devenir Chevalier de Malte, c'est d'ailleurs sous le titre
de chevalier qu'il se fait connaître dans les salons
littéraires.
Montant progressivement en grade il est, en 1785, nommé
Gouverneur du Sénégal où il reste trois ans et
entretient une liaison avec une jeune métisse d'origine
portugaise Anne
Pépin, tout en écrivant des lettres enflammées
à la Marquise
de
Sabran qu'il épousera à son retour en France.
En 1788 il rentre à l'Académie et devient
député de la noblesse aux Etats généraux
où il est notament l'instigateur du décret de 1791
instituant le brevet qui assure aux inventeurs la
propriété de leurs découvertes.
Suite à la suppression des privilèges par la
révolution et à l'approche de La Terreur, il
émigre en Prusse pour ne revenir en France qu'en 1800 sous
Bonaparte (dont il courtisa la soeur...)
Ses Œuvres complètes
(2 volumes) seront éditées en 1813. On lui doit
également un ouvrage philosophique : le Traité du libre arbitre
(1808).
"La
vérité plaît moins quand elle est toute nue,
Et c'est la seule vierge, en ce vaste univers,
Qu'on aime à voir un peu vêtue."
"Il but,
Il devint tendre
Et puis il fut
Son gendre."
(En mémoire de Loth)
In Poésies et pièces fugitives
(1782)
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