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16è siècle
Originaires
d'Anjou, Catherine Des Roches défendit, comme sa mère
Madeleine, la cause féminine et les belles lettres. Catherine
refusa de se marier pour pouvoir se consacrer à ses travaux
intellectuels et elle avait coutume de dire, que la mort même ne
pourrait point la séparer de sa mère. Elle mourut
d’ailleurs de la peste le même jour que celle-ci.
Durant les années 1560 à 1570, les Dames des Roches
connaissent des difficultés, leurs propriétés
ayant partiellement détruites au cours des guerres civiles.
Cependant, en 1570, elles fondent un cercle littéraire à
Poitiers, cercle qui réunit bientôt les beaux esprits de
la région, comme le poète Jean-Antoine de Baïf et bien d'autres qui célèbreront, entre autre, les charmes de Catherine.
L'été 1577, leur désir d'être mieux connues
les conduit à composer des poèmes en l'honneur d'Henri
III, de Louise de Lorraine et de Catherine de Médicis. C'est
sans doute à cette époque également que Catherine
compose sa Mascarade des Amazones et sa Chanson des Amazones,
ce mythe étant l'un des thèmes favoris des
divertissements de cour. Les Dames des Roches publient ces
poèmes dans la première édition de leurs Oeuvres,
chez le libraire parisien Abel l'Angelier en 1579. Cette édition
est rapidement suivie d'une seconde avec de nouvelles pièces.
Lors des Grands Jours de Poitiers du 10 septembre au 18 décembre
1579, durant lesquels les parlementaires parisiens fréquentent
leur salon, Étienne Pasquier
entrevoyant une puce sur le sein de Catherine, propose qu'elle et lui
écrivent chacun un poème en hommage à cette puce.
Leurs poèmes figurent en tête du recueil collectif de La Puce de Madame des Roches, publié trois ans plus tard. Suivent encore deux autres volumes des dames poitevines : Les secondes Œuvres de Mesdames Des Roches (1583) et les Missives.
Madeleine et Catherine des Roches encouragent les femmes à
écrire et surtout oser publier, malgré les obstacles.
Disciples enthousiastes de Ronsard,
elles s'essaient à la plupart des genres poétiques et
également littéraires (dialogues, lettres,
tragi-comédie, traductions…). La poétique
amoureuse de Catherine révèle également un esprit
contestataire nouveau. Elle y fait notamment la critique des arguments
justifiant la réalisation du désir masculin.
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