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Catulle - Epigramme LXIX
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À Rufus



Ne t'étonne plus, Rufus, qu'aucune femme se refuse à étendre sous ton corps la douceur de ses cuisses, même si tu la tentes par le don d'une robe rare ou l'appât d'une pierre à l'eau limpide !


C'est qu'il court sur ton compte un bruit qui te fait beaucoup de tort : on dit que sous tes aisselles habite un affreux bouc. Voilà ce que redoutent toutes les femmes : rien d'étonnant, car le bouc est une fort vilaine bête qu'une jolie femme n'aime pas à trouver dans son lit. Ainsi donc, ô Rufus, ou détruis cette peste cruelle pour les narines, ou cesse de t'étonner que toutes les femmes te fuient.





Traduction de M. Rat, Catulle - Oeuvres, Paris, 1931




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Sur le thème des cheveux - lien web :


Lire La chevelure de Bérénice (pièce 66)

version latine par Catulle d'un poème grec de Callimaque
La boucle de Bérénice
dont nous n'avons que des fragments




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