Curare
La rareté du cul
Empoisonna ma vie
Ma vie zôna
Décharger mes accus
Honnêtement chavi-
Ra mes états
J'ai sauté comme écu-
Reuil au cul de ravis-
Santes nanas
Sans avoir pigé q'u-
Ne pigeonne d'avis
Souvent changea
Très jeune je taxais
De folie mes accès
Les follicules
Me poussaient à l'excès
Monomanie du lit
Très ridicule
D'autant que le lit n'est
Pas la seul' panoplie
Des noctambules
Souvent m'examinaient
Pour ma mélancolie
Des doctes en cul
Refrain :
Le curare est mon poison
Mon cas semble incurable
J'ai câblé à la Sécu:
Récurez-moi le râble
Car ça m'accule
Et ça m'accable
Je me macule
et pitoyable
J'implore Rachel
J'implore Judith
J'implore Annabelle
J'implore Lilith
Le doute -Le doute -Le doute Le doute - m'habite
La rareté du cul
Ce fut là mon désert
D'Arizona
Mes mirages décu-
Plés par la vie austère
Du pensionnat
Les dimanches j'écu-
Mais des revues vulgaires
Barbarella
J'aurais si j'avais pu
Mêm' sauté par derrière
Lisa Mona
Parfois l'abus de bière
De Gueuse ou de Guiness
Me détendit
L'alcool de monastère
Mieux que le lait d'ânesse
M'anesthésie
J'ai perdu bien des guerres
Devant superbes fesses
Et débandit
J'avoue je n'avais guère
Devant le con d'Inès
L'art de Gandhi
[
Refrain]
Voyant l'âge arriver
Enfin j'ai cru à l'a-
Ccalmie biblique
Guettant les yeux rivés
La fin des coups d'éclat
De mon schmilblick
Mais à récidiver
Dans les longueurs il a
Un goût cyclique
Des fées l'ont ravivé
En mésusant de la
Braguette magique
Pour me calmer les nerfs
Je tétinais le vin
Mauvais réflêxe
Des flots d'imaginaire
M'affolaient l'alevin
Disons… le sexe
Le mot cubiténaire
Au fond résumait bien
Tout mon complexe
Le vin que je vénère
De mon mal vénérien
Devint l'annexe
Refrain :
Le curare est mon poison
Et mêm' le vin de table
Ce mal double m'a vaincu
Cul et vin c'est probable
Me conduiront
Jusqu'au trépas
A demi-rond
Moitié gaga
Vidant des fillettes
Flairant des jupons
Lorgnant des mouillettes
La vie me répond :
Vaincu… pourquoi vingt culs ?
Un seul suffit (ad lib)
2007 © Michel Arbatz