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Augusta
Holmès, musicienne admirée par Liszt et bien d'autres,
amie de Mallarmé, de
Villiers de l'Isle-Adam et de César Franck,
célèbre à la fin du XIXème siècle en
europe et aux Etats-Unis.
Augusta Holmès se veut compositeur à
part entière
à une époque où l'on cantonne la femme dans les
oeuvres légères. Elle a 15 ans lorsque ses
premières mélodies enchantent Liszt, 21ans lorsque trois
de ses oeuvres sont exécutées à Versailles, mais
elle veut aller plus loin. Concevant, à l'instar de Wagner,
musique, livret et mise en scène, elle privilégie
symphonies dramatiques et oeuvres lyriques, empiétant ainsi sur
des domaines jusque là exclusivement masculins. Elle est la première
femme jouée à l'Opéra de Paris, temple de la
phallocratie.
Le style d'Augusta lui ressemble :
style
ardent, flamboyant ; toujours elle a mêlé l'audace
guerrière et la romance, le lyrisme amoureux et
l'épopée héroïque.
Elle conduit sa vie privée comme elle
régit son œuvre :
n'obéissant qu'à ses convictions, elle suit ses
élans, établit ses propres critères,
outrancière et battante.
Sa vie, son oeuvre.... ici
Sérénade printanière
Hier comme aujourd'hui, ce soir comme demain,
Je t'adore !
Quand je vois ton regard, quand je frôle ta main,
C'est l'aurore !
Qui donc nous avait dit que le monde est méchant,
Que l'on souffre,
Que la vie est un pont qui tremble, se penchant
Sur un gouffre ?
Où donc sont les ennuis, les erreurs, les dangers,
Les désastres ?
Avril gazouille et rit dans les tendres vergers
Fleuris d'astres !
Le sombre hiver a fui ; le radieux printemps
Nous délivre.
Viens mêler à mes pleurs tes baisers haletants ;
Je veux vivre !
Nos coeurs sont confondus, nos âmes pour toujours
Sont unies ;
Nous avons épelé le livre des amours
Infinies !
Et je ne vois plus rien que l'éclair de tes yeux
Pleins de fièvres...
Viens ! je veux soupirer les suprêmes aveux
Sur tes lèvres !...
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