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à la liste "19è siècle"
Baudelaire et ses maîtresses
Sarah, la prostituée :
Le jeune Baudelaire, qui mène une vie de bohème au
Quartier Latin, entame une liaison avec une prostituée juive du
quartier Bréda, nommée Sarah la louchette. Les
poèmes qui lui font référence sont : Sarah la louchette, Je t'adore à l'égal de la voûte nocturne, Tu mettrais l'univers entier dans ta ruelle et Une nuit que j'étais près d'une affreuse Juive…
Jeanne Duval, la Vénus noire :
Baudelaire s'embarque vers les Indes en 1841. C’est à
cette période (1842) qu'il rencontre la métisse Jeanne
Duval (1862-1870) qui tient des rôles obscurs dans un petit
théâtre. Jeanne Duval fut une source d’inspiration
pour La chevelure, Le serpent qui danse, Une charogne et Le balcon. Parfum exotique, Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne, Sed Non Satiata et A une Malabaraise
y font également référence. "C’était
une fille de couleur, d’une très haute taille, qui portait
bien sa brune tête ingénue et superbe, couronnée
d’une chevelure violemment crespelée, et dont la
démarche de reine, pleine d’une grâce farouche,
avait quelque chose à la fois de divin et de bestial."
(Théodore De Banville - Souvenirs). Baudelaire
fit d'elle l'incarnation de la femme fatale, à la fois ange et
démon. Il l'aima durablement malgré leur relation
orageuse qui lui apporta d'ailleurs une syphilis qui, elle, ne
l'abandonnera jamais…
Marie Daubrun, la belle aux cheveux d'or :
Cette liaison n'empêchera pas cependant Baudelaire de
s'éprendre en 1847 de Marie Daubrun (pseudonyme de Marie Bruneau
- née en 1827). Elle jouait La Belle aux cheveux d'or au théâtre. Ils eurent une brève liaison, car en fin de compte elle préfèrera Théodore De Banville. Elle fut une source d’inspiration, entre autres, pour L'irréparable, Les Chats, Le Poison, Ciel Brouillé et L’Invitation au Voyage
Madame De Sabatier, la muse angélique :
Puis, de 1852 à 1862, Baudelaire s’éprend
d’Apollonie De Sabatier, célébrité mondaine
de l’époque surnommée "La Présidente" dont
le vrai nom est Aglaé Savatier (1822-1890). Baudelaire la
considérera comme "son ange gardien" et lui adressera de
nombreux poèmes, dont A une
Madone, Tout entière, Que diras-tu ce soir, Confession, Le
Flambeau Vivant, Réversibilité, L’Aube Spirituelle,
Harmonie du Soir et A Celle qui est trop Gaie
(pièce qui fut condamnée pour outrage aux bonnes
mœurs lors du procès des Fleurs du Mal). En 1857, il
devient son amant pour une nuit, puis se désintéresse
d’elle peu à peu. Cantatrice d’une beauté
fascinante, elle fut la muse de nombreux artistes : Gustave Flaubert,
Gérard de Nerval, Théophile Gautier… Ce dernier lui consacre sa Lettre à la Présidente
(1850), écrit mémorable de littérature
érotique. Le sculpteur Jean-Baptiste Clésinger expose en
1847 un moulage de son corps, La Femme Piquée par un Serpent.
Les Fleurs du mal
(1857)
Y compris pièces condamnées : les Epaves
(1866)
*
Sur les Fleurs du mal
" Je compare ces vers étranges
Aux étranges vers que ferait
Un marquis de Sade discret
Qui saurait la ngue des anges. "
Paul Verlaine
(in Album Zutique)
*
J'aime le souvenir de ces
époques nues
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