POESIE EROTIQUE
et autres amusements
Charles Baudelaire (1821-1867)
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Baudelaire et ses maîtresses

Sarah, la prostituée :

Le jeune Baudelaire, qui mène une vie de bohème au Quartier Latin, entame une liaison avec une prostituée juive du quartier Bréda, nommée Sarah la louchette. Les poèmes qui lui font référence sont : Sarah la louchette, Je t'adore à l'égal de la voûte nocturne, Tu mettrais l'univers entier dans ta ruelle et Une nuit que j'étais près d'une affreuse Juive…

Jeanne Duval, la Vénus noire :

Baudelaire s'embarque vers les Indes en 1841. C’est à cette période (1842) qu'il rencontre la métisse Jeanne Duval (1862-1870) qui tient des rôles obscurs dans un petit théâtre. Jeanne Duval fut une source d’inspiration pour La chevelure, Le serpent qui danse, Une charogne et Le balcon. Parfum exotique, Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne, Sed Non Satiata et A une Malabaraise y font également référence. "C’était une fille de couleur, d’une très haute taille, qui portait bien sa brune tête ingénue et superbe, couronnée d’une chevelure violemment crespelée, et dont la démarche de reine, pleine d’une grâce farouche, avait quelque chose à la fois de divin et de bestial." (Théodore De Banville - Souvenirs). 
Baudelaire fit d'elle l'incarnation de la femme fatale, à la fois ange et démon.  Il l'aima durablement malgré leur relation orageuse qui lui apporta d'ailleurs une syphilis qui, elle, ne l'abandonnera jamais…

Marie Daubrun, la belle aux cheveux d'or :

Cette liaison n'empêchera pas cependant Baudelaire de s'éprendre en 1847 de Marie Daubrun (pseudonyme de Marie Bruneau - née en 1827). Elle jouait La Belle aux cheveux d'or au théâtre. Ils eurent une brève liaison, car en fin de compte elle préfèrera 
Théodore De Banville. Elle fut une source d’inspiration, entre autres, pour L'irréparable, Les Chats, Le Poison, Ciel Brouillé et L’Invitation au Voyage

Madame De Sabatier, la muse angélique :

Puis, de 1852 à 1862, Baudelaire s’éprend d’Apollonie De Sabatier, célébrité mondaine de l’époque surnommée "La Présidente" dont le vrai nom est Aglaé Savatier (1822-1890). Baudelaire la considérera comme "son ange gardien" et lui adressera de nombreux poèmes, dont A une Madone, Tout entière, Que diras-tu ce soir, Confession, Le Flambeau Vivant, Réversibilité, L’Aube Spirituelle, Harmonie du Soir et A Celle qui est trop Gaie (pièce qui fut condamnée pour outrage aux bonnes mœurs lors du procès des Fleurs du Mal). En 1857, il devient son amant pour une nuit, puis se désintéresse d’elle peu à peu. Cantatrice d’une beauté fascinante, elle fut la muse de nombreux artistes : Gustave Flaubert, Gérard de Nerval, Théophile Gautier… Ce dernier lui consacre sa Lettre à la Présidente (1850), écrit mémorable de littérature érotique. Le sculpteur Jean-Baptiste Clésinger expose en 1847 un moulage de son corps, La Femme Piquée par un Serpent


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En savoir plus :
Sa vie, son oeuvre...

Baudelaire écrit en 1846 un petit opuscule
 Choix de maximes consolantes sur l’amour
il y esquisse sa démarche amoureuse




Les Fleurs du mal
(1857)


Y compris pièces condamnées : les Epaves (1866)

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Sur les Fleurs du mal

" Je compare ces vers étranges
Aux étranges vers que ferait
Un marquis de Sade discret
Qui saurait la ngue des anges. "

Paul Verlaine

(in Album Zutique)

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