Né fils de Guy et
de Louise de Goulaine au château d’Espinay, il fut prieur dans
divers bourgades d'Ille-et-Vilaine et finira évêque
à Dol à partir de l'année 1558 (il est
inhumé dans la cathédrale).
Il fait éditer en 1558 une cinquantaine de sonnets galants dans
le goût pétrarquiste qui l’ont fait
reconnaître de Ronsard et du groupe de la Pléiade. Une
nouvelle édition des Sonnets
amoureux (Ed. Robert Étienne, Paris) aura lieu en 1560,
revus et augmentés par l’auteur. La dernière
édition date de 1978 : Charles
d'Espinay, Évêque de Dol et son oeuvre poetique
(Ed. Slatkine).
Sonnet
Heureux ce soir où je tâtais la cuisse,
Et l'embonpoint de toi douce Maîtresse,
Pour la faveur et friande caresse
Qui se rendit à mon vouloir propice.
Penseriez-vous qu'on du appeler vice
Tous ces moyens que l'Amour nous adresse,
Quand de chercher le loyer il nous presse
Qu'a mérité un fidèle service ?
Vous souvient-il par une douce feinte
Que me disiez avoir été contrainte
Laisser couler un peu ma main ardente,
Montrant à l'heure un espoir que j'avais
De retarder encore quelques fois
Si douce peau, dont ma main se contente ?
1560