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Issue
d’une famille d'industriels lorrains, propriétaires de la
Faïencerie de Lunéville, il est l'aîné de huit
enfants, reçoit une solide éducation humaniste et
religieuse, dont l'influence sur son œuvre poétique est
déterminante. Il fait des études de Lettres et d'allemand
jusqu’en 1897.
Il publie son premier recueil Fleurs de neige en 1893, puis Joies
grises en 1894 et Le Sang des crépuscules en 1895. Il fait de
nombreux séjours à Paris, où il fréquente
les cercles poétiques et littéraires à la mode, en
particulier le salon de José-Maria de Heredia et les célèbres Mardis symbolistes de Stéphane Mallarmé. Il fréquente Paul Léautaud, Maurice Magre, Albert Samain… et surtout, à partir de 1897, Francis Jammes, auquel le lie une grande et profonde amitié et qui est le dédicataire de plusieurs poèmes.
Alfred Vallette, directeur du Mercure de France, lui confie la
rédaction de quelques articles de critique littéraire et
artistique et édite ses œuvres : Le Cœur solitaire (1898), Le Semeur de cendres (1901) et L'Homme intérieur
(1905). Charles Guérin écrit de nombreux poèmes,
dont beaucoup ne seront jamais publiés, collabore à de
multiples revues et effectue de nombreux voyages en Europe.
Un amour passionné et malheureux, une sensibilité
irrémédiablement mélancolique (qui se ressent dans
son style très lyrique) et une santé fragile
épuisent le poète, qui meurt prématurément
d'une tumeur au cerveau, à l'âge de 33 ans.
Ses thèmes furent ceux de la jeunesse
de l'époque, génération d'après la
défaite de 1870 pour qui le ciel est noir... tristesse,
nostalgie du passé, mais aussi obsession de la femme, appel à l'aventure et à
la
découverte de l'Inconnu.... une poésie parfois empreinte d'un
érotisme surané mais non dénué de charme...
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