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à la liste "18è siècle"
Les dangers du bois
(Chanson sur l'air V'là
c' que c'est qu' d'aller au bois)
Tous nos tendrons sont aux abois :
V'là c' que c'est qu' d'aller au bois ;
Nos bûcherons sont gens adroits,
Quand on va seulette
Cueillir la noisette ;
Jamais l'Amour ne perd ses droits :
V'là c' que c'est qu' d'aller au bois.
Jamais l'Amour ne perd ses droits :
V'là c' que c'est qu' d'aller au bois.
Un jour ce petit dieu sournois
Dormait à l'ombrage
Sous un vert feuillage ;
Dorine approche en tapinois :
V'là c' que c'est qu' d'aller au bois.
Elle dérobe son carquois,
En tire une flèche
Propre à faire brèche,
Dont elle se blessa, je crois :
V'là, etc.
Depuis ce temps, je l'aperçois
Qui pleure, qui rêve,
Morguenne! elle endève ;
L'imprudente s'en mord les doigts :
V'là, etc.
Sa sœur Colette, une autre fois,
V'là c' que c'est qu' d'aller au bois.
Craignant qu'un loup dans ces endroits
Ne vînt la surprendre,
Pour mieux se défendre
Prit pour guide un jeune grivois :
V'là, etc.
Mais l'Amour, sûr de ses exploits,
Est de la partie,
Sans qu'on s'en défie ;
On croit être deux, on est trois :
V'là, etc.
Lise craignait de faire un choix:
V'là c' que c'est qu' d'aller au bois.
Sa vache s'égare une fois ;
La pauvre fillette,
Suivant la clochette,
Dans un taillis trouve un matois ;
V'là, etc.
Dont il lui faut subir les lois ;
La Jeune bergère
Appelle sa mère,
Qui ne peut entendre sa voix :
V'là, etc.
in
Choix de
Chansons
Galantes d'Autrefois par Paul Marion (Ed. H. Daragon, 1911)
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