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Fils d'un tailleur, Claude Le Petit fait
ses études au Collège des Jésuites de Clermont
à Paris. S'étant pris de querelle avec un moine Augustin,
il le poignarde avant de s'enfuir pour parcourir l'europe pendant sept
à huit ans avant de revenir en France où il fait des
études de droit, vit de sa plume et se livre à toutes
sortes de débauches.
Un jour d'août 1662 une perquisition a lieu à son domicile
suite à une dénonciation. Les brouillons de ses chansons
érotiques et blasphématoires, qui couraient manuscrites
dans Paris, sont saisis et l'auteur condamné à mort.
Guillaume Colletet a
rapporté dans ses Mémoires : " Ce jourd'hui premier jour
de septembre fust bruslé en place de Grève, à
Paris, après avoir eu le poing coupé, fait amende
honorable devant Nostre-Dame de Paris esté
étranglé Claude Petit, advocat en Parlement, (...) pour
avoir fait un livre intitulé : Le
Bordel des Muses, (...) et autres compositions de vers et de
prose pleine d'impiétés et de blasphèmes, contre
l'honneur de Dieu, de la Vierge et de l'Estat. "
Des copies de pièces sauvées des flammes, permirent en
1663 une édition du Bordel
des Muses à Leyden. Furent également
publiés les ouvrages suivants : Galanterie morale (1662), roman
allégorique licencieux ; L'escole
de l'interest et l'université d'amour - songes véritables ou
vérités songées (1662) ; L'heure du berger
- demy-roman comique ou roman
demy-comique (1662) ; les Plus
belles pensées de saint Augustin mises en vers français
(1666) et Chronique scandaleuse ou Paris ridicule
(1668), poème burlesque.
La dernière édition, compilée par
Frédéric Lachèvre, des Oeuvres libertines de Claude Le Petit,
date de 1968 (Ed Slatkine reprints).
En savoir plus
:
L'Antre des
nymphes - Histoire allégorique de Claude Le Petit
par Jean-Pierre Cavaillé (Ed. Anacharsis, 2004)
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