Sonnet libertin
Amarante, dans un ouvrage
Fait pour Boissat, nommé L'Esprit,
Sur les plus savants de notre âge
L'art de bien écrire enchérit.
J'estime encore davantage
Les vers que pour Flore elle écrit :
Ils sont plus selon mon usage,
J'aime les douceurs qu'elle y dit.
Tous deux, l'âme assez raisonnable
Nous courtisons notre semblable,
N'aimant le reste qu'à demi ;
Sans l'accuser d'une infamie,
J'écris souvent à mon ami,
Comme elle écrit à son amie.