Accueil
|
Retour
à la liste "19è siècle"
Auteur
de la
fameuse citation "Partir, c'est mourir un peu", Edmond Haraucourt a
touché
à tous les genres : poésie,
théâtre,
opéra, roman, science fiction, journalisme, critique d'art... Il
a, pour l'anecdote, préfacé une brochure de propagande
contre le port du corset : Pour la beauté naturelle de la femme.
Edmond Haraucourt a
été directeur de musée et chef de cabinet en
préfecture. Il a participé à la création
(1881) du cabaret le Chat Noir, où il lia notamment amitié avec Théodore De Banville, et présidé la Fondation Victor Hugo, poète à qui il a voué une admiration sans borne.
Ses influences revendiquées sont Baudelaire, Hugo et Leconte de Lisle qui lui ouvre les portes de la revue La Jeune France
où il publie ses premiers poèmes. Sa poésie
se veut pour l'essentiel gaie et sensuelle, voir
franchement gaillarde, souvent lyrique. Ses recueils sont L'âme nue (1885) et Seul (1891).
C'est sous le pseudo de Sire De Chambley
qu'il
publie son recueil érotique La Légende des sexes. Les pièces lubriques qui le composent sont des "compléments" à La Légende des siècles de Hugo,
son maître en poésie qui "négligea", selon
lui, de chanter franchement la "volupté" : " Il a dit
l'Homme ; il a dit la Femme. [ Mais il ] n'a pas dit l'Homme sur la
Femme". Et Haraucourt prévient : "s'ils nous lisent, les
poncifis et les pontifes nous couvriront d'ignominie et nous
fleudeliseront du mot de pornographe ; les artistes seuls et les femmes
comprendront que nous ne sommes qu'un lyrique, jouant au bilboquet avec
la boule de son hystérie sur le manche de ses érections."
(Préface)
Seul
(Roman en vers, 1890)
Les plus beaux vers
L'âme nue
(1885)
Plein eau
La Légende des sexes
- Poèmes hystériques -
(1883)
*
" Que le jeune homme qui lira de nuit et seul mes poèmes,
Prenne ce livre brûlant des deux mains. "
*
Le coït des atomes
Sonnet pointu
Philosophie
La
Source
L'éternité
Baptême
La jeune
Solitude
*
"Ce livre est l'épopée du bas-ventre."

Gravure de Félicien Rops (1874)
|