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Éric Brogniet est un auteur belge né en 1956.
Fondateur et directeur de la revue de poésie Sources, directeur de la Maison de la Poésie et de la Langue française à Namur
et du Festival international de la Poésie Wallonie-Bruxelles, il
est aussi l'auteur d'un nombre important de lectures critiques et
d'essais publiés dans des revues belges et
étrangères et organise de nombreux colloques
internationaux.
Il est bien sur aussi très prolixe en recueils de poèmes
de sa plume et n’hésite pas à se produire en public
dans des performances musico-théâtrales avec des groupes
de rock débridé ou de blues expérimental.
Ancré dans le monde moderne, il aime à s’entourer
de nombreux artistes, notamment belges et québécois, pour
des collaborations créatives originales. Un poète
profond, original et engagé comme on les aime.
Son premier recueil Femme obscure
est publié en 1982, il y évoque l'amour, l'humain et le
monde désaccordé. En de nombreux autres recueils, sa
poésie traverse des thèmes récurrents: la nature
et la lumière, la peinture, la science, et les dérives du
monde postmoderne. Son travail poétique, élaboré
entre 1982 et 2000, a été réuni en 2002 sous le
titre Poésies, en deux tomes, aux éditions L'Arbre à paroles.
Dans le domaine qui nous intéresse, signalons les recueils :
- La tentation de Saint Antoine
(1996) : poème érotique qui célèbre la
victoire du désir et de la chair au travers du tableau de
Félicien Rops [DenisVanier.html#rops ] représentant une
femme nue mise en croix, éloignant le Christ de celle-ci.
- Dans la chambre d'écriture (1997)
: a pour thème le discours amoureux et l'aventure
poétique, la femme aimée mais interdite ou impossible
à rejoindre comme métonymie de la poésie
elle-même.
- Rhétorique de Sade (2000) : hormis la fascination de longue date qu'éprouve l'auteur pour l'oeuvre de Sade,
ce recueil illustre les rapports que le poète établit
entre le désir et le langage, entre l'imaginaire, la parole et
le corps, entre écriture et érotisme.
- Mémoire aux mains nues
(2001) : ce recueil se donne pour tâche d’écrire
l'érotisme en renouvelant la langue, sans tomber dans la
vulgarité ou les formules convenues, et se faisant, part
à la découverte infinie du corps vivant, exploration de
la parole comme acte amoureux et du désir ou de
l'érotique comme créateurs d'une parole autre.
- Celle qui s’est levée avec le soleil (2004) : poèmes d'amour
- Géométries de la fièvre
(2008) : poèmes érotiques réalisés à
partir des photographies fétichistes de Jacques Leurquin,
artiste namurois créateur des Fantasmatiques (marque
déposée du corps-fétiche), où Eros
exploration les limites de notre finitude, l’érotisme
comme antidote à la mort. Une lecture en sera donné en février et je propose ci-dessous quelques extraits que l’auteur m’a adressé.
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