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à la liste "20è siècle"
Poète, essayiste et critique littéraire.
Fils du compositeur Louis Gregh (1843-1915) dont la famille
était originaire de Malte, Fernand Gregh fit ses études
secondaires au lycée Condorcet où il fut le condisciple
de Marcel Proust. En 1890, il obtint le premier prix de composition
française au concours général et prépara
ensuite à la Sorbonne une licence de philosophie. Après
avoir été rendu célèbre pour un court
poème qu’un critique distrait avait pris pour un
poème inconnu de Verlaine, il fonde en 1896 la revue Le Banquet
(à laquelle collaborèrent Proust, Léon Blum et
Henri Barbusse) et commence à publier de nombreux recueils de
poèmes. Il entre ensuite à la Revue de Paris, dont il devient l’un des rédacteurs en chef jusqu’en 1909.
Fervent admirateur des oeuvres de Hugo et Verlaine,
il montre un intérêt particulier pour le féerique
et l'imaginaire. Il conquit tout de suite les sympathies du groupe
naturiste, mais il n'y adhéra pas. Poète avant tout, dans
une époque où fleurissaient
des écoles qui étaient plutôt des
chapelles, Fernand Gregh avait fondé la sienne en 1902,
qu’il avait appelée « l’humanisme » en
réaction contre la décadence du symbolisme :
« Après l'école de la beauté pour la
beauté, après l'école de la beauté pour le
rêve, il est temps de constituer l'école de la
beauté pour la vie ». Président de la
Société des Gens de lettres de 1949 à 1965,
Fernand Gregh ne fut élu à l’Académie
française qu’en 1953, après 13 tentatives !
Son épouse, Arlette Fernand-Gregh est une poétesse moins connue.
Adultère
Ah ! premier rendez-vous dans notre petit nid !
Mais, hélas ! quel affreux changement au programme :
Elle m'a tellement parlé de son mari,
Que je n'ai pu placer un seul mot sur ma femme.
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