Cantate pour une femme éperdue
Un jour je t'avais vue à l'heure du goûter
Embrasser ton amie aussi nue que toi
Et poser sur ses seins tes pointes érigées
Tandis qu'elle frottait sur ta fauve toison
Son pubis épilé Et vous restiez ainsi
Tendrement enlacées vos vêtements épars
Au soleil de la chambre et les rideaux ouverts
Aux cris des hirondelles C'est ma sœur disais-tu
Attends-moi là Je suis à toi dans un instant
Et le jardin touffu était seul à entendre courbant
De vos souffles mêlés la bienheureuse attente
De vos cris éperdus l'amoureuse cantate
©
François Fabert
Ed. Esselende, Amsterdam, 1984