François
Habert fit tout d’abord des études à Paris
où il marqua un goût prononcé pour les lettres. Son
père l’envoya ensuite à Toulouse pour
étudier la jurisprudence. Il dut interrompre cette voie à
la mort de son père, qui sans fortune le laissa donc sans
le sous. De retour à Issoudun, sa ville natale, presque sans
ressources, ayant quatre sœurs à soutenir, il prit
l'emploi de secrétaire auprès de plusieurs prélats
puis du duc de Nevers qui le produisit à la Cour. Il y fut
favorablement accueilli de François Ier et plus tard par Henri
II qui l'honora du titre de son poète. Il y fréquenta
semble-t-il
Mellin De Saint-Gelais.
C’est en 1541 que François Habert publia ses premières pièces poétiques sous le titre du
Banni de lyesse
en référence à sa pauvreté. Ce recueil se
compose de plusieurs épîtres, rondeaux, ballades,
épitaphes… ainsi que du
Livre des Visions fantastiques, imitation du sixième chant de l'
Enéide de Virgile, et de diverses traductions. Ses autres productions sont très nombreuses, on peut citer :
Le Songe de Pantagruel (1542),
La Nouvelle Vénus,
Le Temple de la Chasteté (1549), où il s’emploi notamment à des imitations de
Martial,
Misère de l'homme naissant en ce monde (1551), une traduction des
Métamorphoses et des
Élegies amoureuses
d’Ovide.
A noter qu’il a également écrit un
recueil de fables, dont quelques-unes ont été reprises
par
La Fontaine, et que le poète
Isaac Habert est son neveu.