Là !
Là ! pour le dessert,
troussez moi cette cotte,
Vite, chemise et tout, qu'il n'y demeure rien
Qui me puisse empêcher de
reconnaître vien
Du plus haut du nombril jusqu'au bas de la
motte.
Là, sans vous renfrogner, venez que je
vous frotte,
Et me laissez à part tout ce grave
maintien :
Suis-je pas votre coeur ? estes vous pas le
mien ?
C'est bien avec moi qu'il faut faire la sotte !
- Mon coeur, il est bien vrai, mais vous en
faites trop :
Remettez vous au pas et quittez ce galop.
- Ma belle, baisez moi, c'est à vous de
vous taire.
- Ma foi, cela vous gâte au milieu du
repas...
- Belle, vous dites vrai, mais se pourrait-il
faire
De voir un si beau con et ne le foutre pas ?
Extrait de
"Le Cabinet satyrique", 1618, Ed. Fleuret-Perceau.