POESIE EROTIQUE
et autres amusements
François Le Métel De Boisrobert (1592 - 1662)
Accueil
Retour à la liste "17è siècle"


Fils de Procureur, Boisrobert fit des études de droit pour devenir avocat à Rouen. En 1622 il vient à où il rencontre les poètes libertins Saint-Amant et Théophile De Viau (dont il a édité les oeuvres en 1627). Après le procès de ce dernier, il rejoint Malherbe, ce qui lui permit de prendre pied à la Cour et d’obtenir une place d’abbé en 1623 en entrant dans les bonnes grâces de Richelieu dont il devient le secrétaire littéraire en 1627.

Il fut l’un des premiers membres, et l’un des plus actifs, de l’Académie française. Il est l’auteur de nombreuses poésies et serait l’auteur des Contes licencieux parus sous le nom de son frère, Antoine Le Métel D'Ouville. Dramaturge, il a également monté 18 pièces de théâtre, dont 9 tragi-comédies. Citons par exemple : La Belle Palène – 1642, L’Amant ridicule – 1655, La Belle plaideuse - 1655 , Les Coups d’Amour et de Fortune – 1656. Sa passion pour la comédie lui fit régenter l’Hôtel de Bourgogne, non sans quelques scandales liés à des représentations licencieuses ou à des personnalités du même goût invitées trop librement dans ce théâtre.

Boisrobert était joueur, aimait la bonne chère et ne chercha pas à dissimuler son homosexualité. Sa conduite trop publiquement licencieuse lui valut d’être disgracié par Richelieu en 1641, pendant une courte période cependant.

En savoir plus :

François Le Métel de Boisrobert, écrivain et homme de pouvoir
(Thèse d'Anastasia Iline - 2004)





Beau sein, belles bouches d’ivoire,
Vivants objets de ma mémoire,
Chères delices de mes jours,
Qui dedans vos rondes espaces
Cachez la demeure des Grâces
Et la retraite des Amours.
 

Gorge de lys, pommes d’albâtre
De qui mon œil est idolâtre,
Source des amoureux désirs.
Parfait assemblage de charmes,
Digne sujet de tant de larmes,
De tant de vers et de soupirs :
 

Objets d’eternelle allégresse,
Petits messagers de jeunesse,
Petits gemeaux ambitieux,
Qui déja pour vous trop connaître
Ne faisant encor que de naître,
Vous enflez d’orgueil à nos yeux.


Plus heureux qui pour vous soupire ;
Le mal qu’il se plait d’endurer :
Mais, ô merveille que j’adore,
Je tiens bien plus heureux encore
Celui qui vous fait soupirer.





Contact
Mes poèmes coquins
Auteurs contemporains
Auteurs anciens
Amateurs éclairés
Anonymes
Chansons érotiques
Citations & Bibliographie
Tantra
Liens

Copyright © Cyr