Je suis entré
Je suis entré, éternel inconnu,
Et tu m’as dit :
“Je n’attendais que toi
Dans la moiteur du demi sommeil
Et du désir mêlés, toi qui sait
De tes doigts écouter un à un
Les mille frémissements de ma peau
Parfumée pour toi.
Approche ton odeur chaude
Et conjugue sur mes seins dressés,
Dans mon sexe mouillé, gonflé de toi
Le verbe aimer.
J’ai les joues en feu.
Je te veux mon bel Amant.
Jeux de mains, jeux de langues.
Tu te glisses sur moi. Donne, donne
A mes mains, à ma bouche,
Au brasier de mon ventre trempé ton sexe
Au triomphe insolent, viens le brûler en moi
Qu’il m’enroule et me torde sur ton ventre haletant
Oh, je le sens, je le tiens, là, entre mes cuisses
Écartées haut pour mieux recevoir de toi
Cet amour qui nous gagne, nous déborde,
En ressentir les coups qui s’accélèrent
Pour exciter ton envie d’éclater
Je le sens là, frémissant, prêt à me flamber
De ta liqueur d’homme chaude et puissante
Dont j’ai faim, dont j’ai soif
Et qui me caresse jusqu’à la brûlure
Au profond de mes entrailles,
D’où arrive, sens la venir,
Notre jouissance partagée.
Oh mon amour, mon amour,
J’ai grande envie d’avaler, ogresse affamée,
Dix mille vies, dix mille envies de toi
Dix mille plaisirs partagés
Encore, encore, encore.”