Tu dors,
Les seins libres,
Sans contrainte.
Entre tes cuisses,
Pour l’instant en repos, lèvres closes,
Cachée dans son ourlet de blondeur,
A peine visible sous l’opaque
Transparence de dentelle,
Trouée d’écorce déchirée,
Très dense en sa substance
Très tendre, très douce,
Brûlée d'haleine et d’instant,
D’où naît la clarté au milieu de la Vie
Comme si dans une grappe d'éclats,
Il y filtrait un clair regard de chrysalide.
Et quand j’y descends la marée
Au centre de ton ventre,
Iris éclaté, ouvert sur la beauté totale
A n’en plus jamais demander
Sa lumière au feu, et qui s’épanouit
Dans ce parfum unique et flou
De femme - soleil et nuit profonde,
Sous ma bouche,
Hallier de lianes à m’englober
Dans sa jouissance de premier jour
Toute à sa joie dans son mystère
Qui y dévoile son évidence.
De nudité qui monte à cru
Le cri en percer le Ciel,
Ton sexe.