Quand je suis entré dans ta chambre,
Ca sentait le désir, le besoin de jouissance.
Tu te croyais seule. Alors, j’ai regardé.
J’ai joué les voyeurs, voleurs d’images.
Tu étais allongée sur le dos,
Bouche et jambes ouvertes,
Un bras à l’abandon sur le côté,
Tandis que tu te brodais, ondulante,
Un plaisir dans l’humidité de ton ventre.
Loin, très loin, où si près de moi? Qui sait?
A quoi, à qui pouvais - tu rêver ainsi?
Vers quoi, vers qui ta main te guidait?
Pour quoi, pour qui te faisait - elle gémir,
Soupirer? Ta caresse, subitement s’est accélérée.
Tu as étouffé ton cri dans l’oreiller.
Et tu t’es souris, heureuse, apaisée. Enfin.
Dans ta candeur unie à ta lubricité
Tes rêves n’appartenaient qu’à toi.
Mais je n’ai pas su résister;
Et j’en ai profité. Tu l’as su immédiament.
Je suis sûr que tu l’as su.
Et que cela t’a plu.
Et, quand, dans un demi brouillard,
Tu as senti mon orgasme arroser
Ton nombril, tes yeux se sont ouverts
Pour me chuchoter “je t’aime”.