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Un grand merci
à Didier Chapatte
de m'avoir fourni les textes et aidé à établir la bio-bibliographie
de ce poète, qui fut son grand oncle.
Malgré une
enfance choyée par sa famille (son père, ouvrier
forgeron, le mène fréquemment dans les musées),
Gabriel Volland sera d'une timidité maladive et rêveuse,
éternel "angoissé
devant le mystère de l'univers" (dixit Jules Bois dans le
Gil Blas du
16/06/1908), sentant dès son jeune âge qu'il est
voué à un "don fatal",
celui d'être poète.
Adolescent, il envoie ses premiers vers à Stéphane Mallarmé qui
lui répond : "Des
nombreux vers que je reçois, les vôtres sont, hors de
doute, les meilleurs, ou chantants, vivants, et si intimes." Volland se lie
également d'amitié avec Henri
De Régnier et celui-ci le présente à José-Maria De Hérédia
qui deviendra son maître en poésie.
En 1907, année de son mariage, il s'installe dans le quartier latin à Paris. En 1908,
un prix lui est décernée pour son premier recueil de
poèmes Le parc enchanté.
Il collabore à de nombreux journaux et revues, et vit tant bien
que mal de sa plume.
En 1913 il tombe malade et effectue une longue
convalescence dans la maison natale de sa femme, en Franche-Comté. Il y feuillette le grand livre
d'images de la nature et prend des vers "à la pipée". Mais si
la vie à la campagne peut être source de poésie
c'est aussi un désert intellectuel.
La guerre terminée, Volland voudrait revoir Paris, sa vie
littéraire et culturelle, aboutissement de ses rêves
d'enfants d'être un homme de lettre. Mais il sacrifie son destin
à l'amour qu'il porte à sa femme, celle-ci
s'étant fortement attachée à la vie
champêtre et refusant
d'aller à Paris. Elle lui fait accepter un emploi de
contrôleur d'abattoir (!) qu'on lui propose en 1941. Il rimaille
encore de temps à autre, avant de
s'éteindre en 1947.
Son épouse décédera en 1973,
dans la plus grande pauvreté. Parlant de ses relations avec sa
femme, il déclare dans un de ses poèmes :
" Une muse
charmante accompagna ses pas ;
Son inspiration la plus haute vint d'elle "
Œuvres :
* 4 Recueils
: Le parc enchanté
(Ed. Mercure de France) - La
flûte d'ébène (Ed. Fasquelle) - L'amour vainqueur (Ed. Briffaut) - De Vénus à Léda.
Guide moderne et plaisant à travers les mythes anciens"
(Ed. Briffaut, 3 tomes écrit en collaboration avec Raoul Veze)
* 3 pièces de Théatre dont 2 en
collaboration avec Henry de Forge
* de nombreux contes, nouvelles, poèmes,
études historiques et fantaisies publiés dans des
journaux et revues de littérature et de mode, en divers pays
d'Europe et au Canada.
Le Parc Enchanté
(prix national
de poésie en 1908)
Illustration de
Jacques Touchet
( pour Les Héritiers Euffe
de Gabriel Chevallier )
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