POESIE EROTIQUE
et autres amusements
Georges Fourest (1867-1945)
Accueil

Georges Fourest a suivit des études de droit qui le destinaient au métier d'avocat. Déjà son goût du burlesque se faisait sentir, on pouvait lire sur ses cartes de visite : "Oisif, avocat loin de la Cour d'Appel". Ceci n'était pas cependant sans rapport avec la réalité puisqu'il avait de sa famille des rentes lui permettant de mener une vie libre de lettré et de curieux.

Lors de ses études à Toulouse il fait en 1887 la rencontre décisive d'un aîné, Laurent Tailhade qui devient son mentor et qu'il suivra à Paris l'année suivante. Il fréquente alors la bohème littéraire du Quartier Latin et de Montmartre, dont le fameux cabaret Le Chat Noir et publie dès 1889 dans plusieurs revues : Le Décadent, L'Ermitage, La Plume, La Connaissance… Il se marie en 1908 avec une pianiste dont il aura deux enfants et se rend célèbre en 1909 avec la publication de son recueil La Négresse blonde (Ed. Albert Messein) qui cultive la plaisanterie scatologique, l'allusion gaillarde, la métaphore burlesque… et ne cesse de travestir d'autres textes, parodiant les grandes pièces du théâtre classique (Le Cid, Phèdre…) ou pastichant Verlaine, Laforgue ou encore Mallarmé dans de Pseudo-sonnets. Ses maîtres sont Rabelais, Scarron, Saint-Amant, d'Assoucy...

Fourest récidive dans cette même atmosphère ludique et lubrique en 1920 avec Douze épigrammes plaisantes imitées de P.-V. Martial chevalier romain par un humaniste facétieux (Ed. La Connaissance), puis en 1923 avec les Contes pour les satyres (Ed. A. Messein) et en 1935 avec le Géranium ovipare (Ed. José Corti). Ces textes jouent avec truculence de mots rares ou cocasses, des dissonances de ton, de l'imprévu verbal et métrique, pour selon l'auteur "incaguer la pudeur, convomir le bon goût. D'ailleurs, et j'en préviens les mères de famille, ce que j'écris n'est pas pour les petites filles".

" Ma flave moricaude en exhibant sa fesse
époustoufla tel cuistre et tel justiciard
et mon géranium pondeur, je le confesse,
semble aux gens distingués terriblement criard.

"Je suis mal embouché, dit-on, scatologique,
"scurrile, extravagant, obscène ! ..." Et puis après ?
Pour blaguer le héros langoureux ou tragique
à moi le calembour énorme, et l'à peu-près ! "

(in Apologie pour Georges Fourest, par lui-même)

En savoir plus







Contact
Mes poèmes coquins
Auteurs contemporains
Auteurs anciens
Amateurs éclairés
Anonymes
Chansons érotiques
Citations & Bibliographie
Tantra
Liens

Copyright © Cyr