Si tu veux m'aimer
Si tu veux m'aimer, si tu veux, mémé,
T'éviter la déconfiture
Cueille ces fruits juteux, dorés
Bien avant qu'ils ne soient trop mûrs.
Sans penser aux années passées,
Ecoute encor' ta vraie nature :
Si tu veux m'aimer, si tu veux, mémé,
La tendresse est une voie sûre.
Si tu veux m'aimer, si tu veux, mémé,
La tendresse est une voie sûre.
Si tu veux m'aimer, si tu veux, mémé,
L'amour n'a pas d'âge à exclure
Et les orties sont bien coupées
Pour craindre des mésaventures.
D'autres fleurs plus bell's ont poussé
Sur ce compost bien d' Epicure
Si tu veux m'aimer, si tu veux, mémé,
Il ne faut pas que tu l'abjures !
Si tu veux m'aimer, si tu veux, mémé,
Il ne faut pas que tu l'abjures !
Si tu veux m'aimer, si tu veux, mémé,
Appelle au jeûne, à la luxure
Dis-moi que bien des veloutés
Dans de vieilles marmit's s'assurent.
Il faut pour les déculotter
Tenir le manche sans bavure.
Si tu veux m'aimer, si tu veux, mémé,
Soies à tes poëles, moi je récure.
Si tu veux m'aimer, si tu veux, mémé,
Soies à tes poëles, moi je récure.
Si tu veux m'aimer, si tu veux, mémé,
Ne fais pas si triste figure :
Les amours sont de bonnes fées
Dévoilant de bonnes augures.
D'un coup de baguette enlevée,
Que de plaisirs, elles nous procurent !
Si tu veux m'aimer, si tu veux, mémé,
Viens vite avant ces froids futurs.
Si tu veux m'aimer, si tu veux, mémé,
Viens vite avant ces froids futurs.