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Après
des études au petit séminaire d’Aix, où il pense
à embrasser la prêtrise, Germain s'installe à Paris
à l’automne 1872 pour embrasser le monde des arts, des femmes et
de la bohème. Il restera cependant un grand mystique.
Il publie dès 1873 son premier poème Sonnet d’été dans la
revue La Renaissance artistique et
littéraire, et fait connaissance de Mallarmé, Richepin, Ponchon...
Les bons vivants du café Tabourey où il
fréquente aussi les zutistes, comme Charles
Cros avec lequel il collabore à la rédaction des Dixains réalistes qui
tournent en dérision les parnassiens.
Il découvre dans l’Album
zutique les poèmes parodiques laissés par Rimbaud
et Verlaine et, fin 1873, rencontre Rimbaud
avec lequel dès mars 1874 il part en Angleterre pour s'installer
à Londres où il fait la connaissance de Verlaine dont il restera longtemps ami.
De retour en france après avoir voyagé en Belgique et
Hollande, il entre en 1878 au ministère de l'Instruction
publique, collabore au Gaulois
et au Figaro, sous le
pseudonyme de Jean de Noves, avant de reprendre des voyages en 1883 qui
le mèneront au Liban, d'où il rapporta les Sonnets du Liban. A la suite d'une
liaison avec une jeune libanaise mariée, il est chassé.
Réfugié à Beyrouth, sans ressources, il mendie -
sans doute pour la première fois - an compagnie d'une jeune
aveug1e. Il est rapatrié à Paris par le Consulat en 1884.
En 1885, il rencontre Valentine dans un café du Quai Conti ;
elle était vendeuse au magasin Les
ciseaux d'or. « Pendant la journée, il
écrivait en son honneur des stances très
médiocres, pleines de blasphèmes, de jurons et de
trivialités." dît Léon Vérane. Elles
seront publiées post-mortem sous le titre Valantines.
Devenu professeur de dessin, il est frappé en 1891, en plein
cours, d'une crise de folie mystique . Il doit être
interné à l'hôpital Bicêtre d'où il sort
après quelques mois d'enfermement. Il traverse plusieurs crises
mystiques proches de l’aliénation et entreprend une vie de
mendiant et de pèlerin.
Suivront alors des années d’errance où, ayant
définitivement opté pour le renoncement chrétien,
il mène dans l'obscurité une existence ascétique.
Clochard à Paris, vagabond et pèlerin en Espagne, en
Italie et en Belgique, mendiant à Aix-en-Provence, il ne cessa
pourtant de griffonner dessins et poèmes en les signant du nom
de Laguerrière.
Il revient dans son village natal en 1911 et y meurt, d’un jeûne
trop prolongé, en 1920.
Ses poésies seront essentiellement publiées après
sa mort, Nouveau s'y étant opposé de son vivant.
Il eut une grande influence sur les surréalistes.
A lire
La poesie erotique
de Germain Nouveau : une lecture des Valentines
par Alexandre L Amprimoz (Éd. Saratoga, 1983)
Valantines
La Tentation
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