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Elevé
librement dans un milieu protestant aisé, cultivé (son
père et sa mère étaient juristes), il fait ses
études de droit à Leipzig. Il y publie ses premiers
recueils de poésie : Annette,
Mélodies et Lieder
(dédiés à Mlle Frédérique Oeser), Le Caprice de l'amant) où
l'influence de Jean-Jacques Rousseau est sensible. Puis en 1770 il
termine ses études à strasbourg où il aura une
idylle avec Mlle Frédérique
Brion.
En 1774, alors qu'il exerce la profession d'avocat
à Francfort, Goethe publie le roman Les Souffrances du jeune Werther
inspiré (cf. le personnage de Lotte) de sa passion malheureuse
pour Charlotte
Buff, fiancée à son ami Kestner. C'est
également l'année où il rompt avec sa jeune
fiancée Lili Schöneman, rencontrée quelques
années auparavant, renonçant ainsi à l'avenir de
bonheur conformiste qu'elle envisage, pour partir l'année
suivante à Weimar en tant que conseiller secret du duc
Charles-Auguste de Saxe. Il assume alors d'innombrables tâches
administratives, politiques et financières à la cour de
Weimar (qui lui vaudront d'être anobli et nommé ministre
des Finances en 1782), se découvre un intérêt pour
les sciences de la nature : botanique, anatomie, physique,
géologie… et entame une liaison avec Charlotte von Stein,
écrivaine de sept
ans son aînée, qui durera dix ans (il lui écrira
plus de 1 700 lettres...).
Après un voyage de deux ans en Italie, voyage
capital qu'il qualifie lui-même de "nouvelle naissance" l'ayant
mis au contact direct de l'art antique, il se met en ménage avec
Christiane
Vulpius qu'il
épousera en 1806 et dont il aura un fils. Il abandonne alors
toutes
ses fonctions administratives pour se consacrer à ses
études scientifiques, à la publication de ses œuvres et
à la direction du Théâtre de Weimar.
En 1808 Goethe achève le
Premier Faust et écrit
alors Les Affinités
électives (1808-1809), roman bâti sur la
théorie chimique des affinités, et inspiré par le
tendre sentiment que lui inspire Minna
Herzlieb, fille adoptive de ses
amis Frommann, libraires à Iéna.
En 1814, il se prend de passion pour Marianne von Willemer,
pour laquelle il écrit les poèmes du Divan occidental-oriental
(publiés en 1819). On trouve aussi quelques poèmes de
Marianne elle-même dans ce recueil. À la
mort de sa femme en 1816, Goethe s'attaque à une œuvre
autobiographique, Poésie et
vérité, tandis qu'est mise en chantier
l'édition de ses œuvres, en 20 volumes ! En
1819, quelques scènes de Faust
sont représentées à Berlin. Introduite en France
par Mme de Staël, l'œuvre y trouve de fervents admirateurs.
Gérard de Nerval en fera la traduction.
En 1822, il demande en mariage Ulrike
von Levetzow
(16 ans ), qui refuse. Ce dernier amour lui inspire L'Élégie de Marienbad,
ainsi que le personnage de Marguerite dans le Nouveau Faust qu'il retravaille,
prolongeant le vieux mythe germanique et le confrontant à la
mythologie.
À plus de quatre-vingts ans, l'esprit
toujours ouvert et créatif, Goethe, fêté et
respecté, est une sorte d'institution. Il s'éteint en
1832 dans sa maison de Weimar.
Goethe s'imprègnait tout autant des
classiques anciens et que des modernes, alliant la mythologie antique
aux légendes populaires allemandes. On peut également
noter que les multiples expériences de Goethe avec les femmes
ont influencé les personnages féminins dépeints
dans ses œuvres.
Parmis ses poésies les plus connues on peut
citer L'Apprenti sorcier
(repris par dysney dans Fantasia)
et les satires sociales et anticléricales du Roman de Renard.
Mais il existe, dans l'oeuvre immense de Goethe, un
recueil souvent négligé, à cause de sa
tonalité érotique, les Épigrammes
vénitiennes (1790), un recueil qui fait entendre chez
Goethe un son nouveau et surprenant, amer, maussade, violent, mordant,
voire sacrilège.
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