POESIE EROTIQUE
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Guillaume Apollinaire - Con large comme un estuaire...

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Mireley de mes nuits d'éte
Il me souvient de Léontine
Par qui mon phallus enchanté
Chantait matines



Con large comme un estuaire
Où meurt mon amoureux reflux
Tu as la saveur poissonnière
L'odeur de la bite et du cul
La fraîche odeur trouduculière



Femme ô vagin inépuisable
Dont le souvenir fait bander
Tes nichons distribuent la manne
Tes cuisses quelle volupté
Même tes menstrues sanglantes
Sont une liqueur violente



1914




in Cortège priapique (La Havane, Au cabinet du libre, 1925 - 125 exemplaires)




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