Les guirlandes
Dans les vastes détours d'un jardin délectable,
Terrestre paradis des amants bienheureux,
Je vis cette beauté qui me rend langoureux,
Que je sers, et que j'aime autant qu'elle est aimable.
D' une moisson de fleurs le mélange agréable
Embellissait son sein, couronnait ses cheveux,
Et semblait emprunter un émail lumineux
De l'éclat de ce teint qui la rend adorable.
Cet objet fleurissant d'appas et de plaisirs,
Rallumant mes ardeurs ralluma les désirs
Que mon amour conçoit, et que je purifie ;
Mais voulant aborder cette reine des coeurs,
Je doutais justement si flore était Sophie,
Ou si Sophie était la déesse des fleurs.