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Fils
du procureur de l'archevêché de Reims, il fut reçu
bachelier en droit en 1477, nommé chanoine en 1482 et enfin juge
ecclésiastique en 1495. Il officia, comme beaucoup de ses pairs,
dans la gaillardise et l'anti-cléricalisme...
Ses premieres oeuvres sont un succès : bourrées
d'équivoques et de plaisanteries, elles parodient (à la
manière de son prédécesseur quasi-contemporain François Villon) les
procédures juridiques de son temps pour le plus grand plaisir
d'un public constitué de clercs et d'étudiants en droit.
Le Plaidoyé et l'Enquête entre la Simple et la
Rusée (1478) sont deux pièces de
théâtre qui donnent à suivre le procès
fictifs de deux femmes qui se disputent un jeune homme. Les Droits nouveaux (1480) est un
long poème qui consiste en une liste d'articles de droit
parodiant la jurisprudence sur des thèmes domestiques ou sexuels.
"Femme qui se
laisse baiser
Et tâter la fesse en jouant
Est-il pourtant à présumer
Qu'elle souffre le démourant ? *
Doit-on procéder en avant
Contre elle par présomption ?"
(in Les Droits nouveaux)
* expression qui signifie : "permet le reste"
*
Bien que
n'étant pas lui-même homosexuel, il utilisa
énormément l'argot homosexuel de
la Sottie dans ses pièces de théâtre et ses
poésies satyriques (Ballades
- 1484). On parlera même de "l'argot des coquillards".
Guillaume Coquillart est aussi connu pour son Débat des dames et des armes,
composé à l'occasion du sacre de Louis XII (1498).
À mi-chemin entre l'éloge du roi et la veine comique, ce
texte, qui s'inscrit dans le cadre des spectacles organisés pour
les festivités, aboutit à la conclusion que le roi n'a
pas à choisir entre les dames et les armes, mais qu'il doit
être à la fois " un conquérant et un homme aimable
"
Clément Marot
prétend qu'il est mort de chagrin pour avoir perdu sa fortune au
jeu.
Ses œuvres, rassemblées en 1532, ont
été oubliées jusqu'en 1723 date à laquelle
elles ont été rééditées.
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