Poète
québécois, Hector de Saint-Denys Garneau est l' exemple
parfait du poète maudit, de l'artiste à la poursuite
perpétuelle de l'absolu et qui finit par s'abîmer dans le
silence parce qu'il se sent incapable de faire coïncider son art
et ses exigences spirituelles.
Son recueil de poèmes
Regards et jeux
dans l'espace (1937), qui traduit dans une poétique
moderniste la dualité de la vie et les contradictions de
l'homme, fut mal accueilli et incompris par la critique.
En proie à une
crise mystique qui le détruit peu à peu, et terriblement
affecté par l'incompréhension du public face à sa
poésie, Saint Denys Garneau se retire dans son manoir où
il meurt tragiquement en 1943. Il n'avait que 31 ans. Ses derniers
poèmes, où la mort est omniprésente, ont
été réunis par ses amis sous le titre
Les solitudes
(1949).